Noir Silence oeuvre de François-Xavier Verschave

Récemment, vous avez sorti un nouvel ouvrage, Noir Silence. Votre livre est en plein dans l'actualité, en ce moment où nous voyons qu'il y a plein d'affaires qui sortent. Mitterrand, Sirven, Pasqua... A votre avis, à quoi est dû ce début de déballage?

Quand on regarde de près ce qu'on a appelé l'Angolagate, on se rend compte qu'on touche des nappes de corruption énormes. Il y a un volume d'argent sale, d'argent criminel, tellement gigantesque qu'il devient profondément inquiétant Il n'y a donc rien d'anormal, à mon sens, que de voir des réactions dans différents secteurs des sociétés occidentales. C'est le début d'une prise de conscience face au danger extrême que représentent ces conjonctions de milliers de milliards de francs. Car, cette masse d'argent criminel porte inévitablement atteinte à tout avenir démocratique. Ce sentiment s'est traduit, en particulier, par une réaction de la part des juges français. La prise de conscience de ce danger dû au développement exponentiel de l'argent sale, qui est aussi l'argent du pillage de l'Afrique, je pense, correspond à un mouvement de fond.

Ne pensez-vous pas qu'il peut aussi y avoir des règlements de comptes internes aux différents réseaux françafricains et qui utilisent la justice pour déstabiliser le clan adverse?

Une cause constante dans ce genre d'affaires ce sont les luttes internes entre réseaux et entre clans qui balancent à la justice les documents compromettants sur les réseaux rivaux. Ça, c'est une constante, même si j'estime qu'en ce moment précis ce ne soit qu'une cause conjoncturelle.

Mais, même conjoncturellement, comment l'interprétez-vous?

Il y a toutes sortes d'interprétations... Ce grand déballage s'est amorcé au moment où Elf, arraché à le Floch, à Pasqua et à Mitterrand, a porté plainte contre le Floch, et au moment où, aussi, Alain Gomez (le PDG de Thomson NDLR) a refusé de payer à Sirven sa part de commission sur l'affaire des frégates de Taïwan. Or, certains prétendent que ces deux grandes ruptures de l'omerta sont liées à des bagarres gigantesques dans ce qu'on peut appeler la République souterraine. Et dont l'objet, dit-on, serait celui de la main-mise sur l'appareil militaro-industriel français. Il y a des grandes empoignades. Ça c'est clair et il est vrai que, de temps en temps les juges héritent aussi des munitions qui sont balancées d'un réseau contre un autre.

Pourquoi votre nouveau livre s'appelle Noir Silence?

Après La Françafrique nous pensions avoir dit l'essentiel de ces relations littéralement néo-coloniales qui ruinent et oppriment les anciennes colonies françaises. Or, on s'est rendu compte, notamment à travers l'exemple du Congo-Brazzaville que la France pouvait mener une guerre secrète et être complice de crimes contre l'humanité sans qu'on dise pratiquement un mot, alors que ça faisait plus de victimes en un an qu'au Kosovo, au Timor Est et en Tchétchénie réunis. Il y a donc un problème de relation étroite entre cette oppression néo-coloniale et le silence qui est fait autour, qui empêche l'opinion publique française de savoir ce qui est fait en son nom. Et, il va de soi qu'un livre qui traiterait de ce sujet ferait lui-même l'objet d'une sorte de boycott médiatique. Donc d'un noir silence au second degré, ce qui n'a pas manqué d'arriver.

Malgré cela votre livre est en train de connaître un beau succès. C'est un grand éclairage que vous offrez à des milliers des lecteurs sur les méandres obscurs des réseaux qui pillent l'Afrique...

C'est vrai, Noir Silence s'est déjà vendu à près de 20.000 exemplaires. Mais ce qui a sensiblement changé les choses c'est l'action des juges qui, tout à coup, a fait venir une partie de ces scandales sur le devant de la scène avec cette première prise qui est l'arrestation de Jean-Christophe Mitterrand. Ce n'est peut-être pas la plus importante en terme de montant financier, mais peut-être la plus symbolique au niveau de l'opinion publique.

Dans toute votre enquête on voit toujours l'importance de la politique africaine pour l'échiquier politique franco-français... Qui contrôle l'Afrique contrôle Paris?


Tout à fait. Et de toute façon c'est le raisonnement des principaux leaders politiques français. D'abord parce qu'elle a toujours été la première source de financement des activités politiques, bien plus important que les financements français et, ensuite parce que les méthodes de corruption rodées en Afrique ont été étendues en France en terme de racket de marchés publics, en terme de corruption de fonctionnaires, de la classe politique... Les deux se sont entrelacés, c'est-à-dire que les comptes en banque, les comptes en Suisse qui abritaient les produits du pillage en Afrique ont été les mêmes que ceux qui ont abrité les revenus du racket des HLM ou les commissions sur les ventes d'armes, c'est-à-dire qu'il y a eu jonction entre les deux systèmes de corruption, interne et externe.

Entre les coffres suisses et le continent africain,assiste-t-on à des collusions nouvelles? Voit-on naître de nouveaux rapports internationaux qui donnent naissance à des réseaux de plus en plus dépendants des multinationales et de moins en moins des Etats?
Actuellement, je suis en désaccord avec ceux qui on l'air de dire: on remplace les réseaux avec les lobbies qui quelque part ne sont plus liés à l'appareil d'Etat. Ce que nous démontrons, au contraire, c'est que tous ces réseaux continuent à tirer leur puissance de l'appareil d'Etat. C'est évident pour des services secrets, c'est évident, bien sûr, pour des réseaux de l'armée régulière, mais aussi pour la plupart des réseaux politico-affairistes ou des réseaux d'excroissance, par exemple celui de la Grande Loge Nationale Française qui est encore au c½ur de l'appareil d'Etat. Pourtant, il est vrai que nous assistons aussi à une évolution nouvelle.

Pouvez-vous nous l'expliquer plus précisément?
Au milieu des années soixante, le réseau unique, le réseau d'Etat, correspondait aux deux parties de l'iceberg: la partie visible, officielle de la relation franco-africaine, et la partie immergée qui comprenait tout un ensemble de réseaux contrôlés et centralisés par des services de l'Etat. Ensuite, on a assisté au développement d'une douzaine de réseaux, qui sont, tous, encore très profondément imbriqués à ce qu'on appelle les intérêts de la France. Maintenant, on assiste, progressivement, à une évolution nouvelle: c'est-à-dire à la jonction de ces réseaux françafricains avec leurs homologues dans d'autres pays: les Etats-Unis, la Grande Bretagne, la Russie, l'Afrique du Sud... Donc, on est en train d'assister à une véritable mondialisation des réseaux, des fonctionnements souterrains, du pillage, de la criminalité économique. Cette jonction qui est en train de se réaliser va progressivement aboutir à une véritable "Mafiafrique". Dans des pays comme l'Angola, ou le Congo Kinshasa, pays extrêmement riches, qui ne sont pas, au départ, exclusivement liés à la colonisation française on assiste à la rencontre de plusieurs formes de fonctionnement souterrain. Le danger, c'est que ces rencontres sont tellement juteuses qu'elles risquent de faire école. C'est cette jonction que j'appelle la "Mafiafrique".

A la suite de la publication de Noir Silence vous avez reçu trois plaintes bien particulières...

En effet, nous sommes attaqués pour "offense à chef d'Etat" à l'initiative d'Omar Bongo, d'Idriss Déby et de Denis Sassou Nguesso (voir le document)...
Curieusement, ils ne nous poursuivent pas en diffamation, où nous pourrions porter la preuve de la vérité de ce que nous avançons. Par contre ces trois chefs d'Etat ont préféré sortir des armoires l'ancien "crime de lèse-majesté". Or, il faut souligner qu'en matière d'offense, la jurisprudence interdit les preuves. La question de la démonstration ou de la bonne foi de l'enquête ne rentre pas dans la sphère du débat. La seule question à laquelle doivent répondre les juges est de savoir si les propos que nous avons employés sont gentils ou pas gentils vis-à-vis de ces chefs d'Etat en question. Donc, même si les faits que nous rapportons sont vrais, ils pourraient être retenus comme étant offensants.

Comment appréhendez-vous donc ce procès d'exception?

Nous nous retrouvons dans un paradoxe complet. Au moment où la France vient de ratifier les statuts de la Cour pénale internationale qui l'oblige à poursuivre les crimes contre l'humanité, même commis par des chefs d'Etat... avec le recours au délit "d'offense" on ne pourrait pas en parler.
Nous comptons exercer le droit de tout accusé à se défendre et donc d'user librement des moyens de défense même dans ce procès qui est un procès politique. Bien qu'en principe ça ne serve à rien, nous allons faire la démonstration que ce que nous disons est vrai... et même au delà... Car, peut-être bien que ce que nous avons écrit est encore en-dessous de la vérité!
A ce moment-là il restera à la justice une alternative: ou bien elle condamne l'expression de la vérité par rapport à des événements qui concernent le sort de peuples entiers. Et alors elle sera en contradiction avec l'esprit des statuts de la Cour pénale internationale, ou bien elle devra trouver une astuce pour nous relaxer.

# Posté le mercredi 23 janvier 2008 04:35

HOMMAGE A FRANCOIS-XAVIER VERSCHAVE

HOMMAGE A FRANCOIS-XAVIER VERSCHAVE
En 2002, il a publié un livre CHOC : La Françafrique.
En 2005, il est décedé d'un cancer et le reste est tout de suite aprés :

Communiqué de l'association Survie du 11/07/2005:

L'association SURVIE a l'extrême douleur de vous annoncer le décès de François-Xavier Verschave, le 29 juin 2005.
Fondateur de notre association Survie, qu'il présidait depuis 1995, il fut, 20 ans durant, en notre sein, ce qu'aucun qualificatif ne pourrait exprimer, au-delà des qualités et de la pertinence avec lesquelles il menait notre combat collectif. Il a défini lui même ce combat comme étant celui d‚abord de ne pas nuire à autrui, et en particulier aux peuples africains.
Emporté par un cancer que la meilleure des médecines n'a pu enrayer, sa disparition nous laisse dans l'incapacité de trouver les mots pour dire ce que nous avons au fond du c½ur. Elle nous laisse, cependant, avec l'exemple que François-Xavier nous lègue : celui de ne point baisser les bras dans un combat pour que la vérité, la justice, l'équité, soient les maîtres mots dans la conduite des affaires humaines. A celui qui n'a jamais flanché devant la difficulté, jamais perdu l'espoir de " donner valeur de loi au devoir de sauver les vivants ", nous devons de puiser en nous la force de poursuivre l'½uvre. Nous nous y engageons.
Nous savons que nombreux sont ceux qui se joindront à notre peine et resteront attachés à son souvenir.
Association Survie
210 rue Saint-Martin
75003 Paris
Tel : 01 44 61 03 25
Fax : 01 44 61 03 20
http://www.survie-france.org


Merci a BROTHERSOULJAH. Et je lui dédicasse cette article. BLESS

Extrait des interviews qu'il a pu donner

Il a publié un livre qui dénonçait "le plus long scandale de la République", il avait pour titre La Françafrique. C'est quoi ce "continent" si particulier?
Ce que nous démontrons c'est qu'à partir du tournant des années soixante, un système a été mis en place pour continuer à opprimer les pays africains qui venaient d'accéder à leur indépendance vis-à-vis de la France. Ce système est constitué par des réseaux qui ont été développés et entretenus pour continuer comme avant. C'est la suite de la colonisation qui se poursuit sous d'autres modes. Or, le système de la colonisation était quand même bel et bien le système d'appropriation des richesses de l'Afrique par des étrangers. Et on a toujours continué, en s'alliant avec un certain nombre de responsables africains: ce sont les amis de la France... Dans la Françafrique il y a eu un processus de sélection des chefs d'Etat: par la guerre comme au Cameroun, par l'élimination comme au Togo ou en Centrafrique, ou encore par la fraude électorale...


Mais qui sont donc ces réseaux?
Au départ, sous De Gaulle, il y avait un seul réseau. C'est le réseau Foccard. Il est centralisé, c'est "Le" réseau d'Etat. Ensuite, à partir des années soixante-dix, soixante-quatorze, il y a progressivement plus d'une douzaine de réseaux qui se substituent au réseau unique. Il y a Charles Pasqua qui se dispute avec Foccard, il y a aussi Giscard qui met en place son propre réseau. Mitterrand fait de même. Sans parler des très grandes entreprises qui ont leur propre fonctionnement, tout comme les différents services secrets qui ont tendance à se chamailler entre eux. C'est ainsi que, graduellement, on est passé d'un réseau unique à plusieurs réseaux.




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# Posté le mercredi 23 janvier 2008 04:32

la drépanocytose

la drépanocytose
Qu'est-ce que la drépanocytose ?


La drépanocytose est une maladie génétique responsable d'une anomalie de l'hémoglobine contenue dans les globules rouges. L'hémoglobine est responsable du transport de l'oxygène dans les tissus. L'hémoglobine anormale (l'hémoglobine S), dans certaines conditions (froid, fièvre, déshydratation, etc.), va rendre les globules rouges rigides, ceux-ci perdant leur capacité normale à se déformer pour passer dans les tout petits vaisseaux sanguins.

Pourquoi ?


La drépanocytose est une maladie génétique touchant particulièrement les personnes originaires d'Afrique, des Antilles, d'Afrique du Nord. Pour être malade de la drépanocytose, il faut avoir hérité de chacun de ses parents une copie du gène malade (par exemple : double gène d'hémoglobine S : SS). Lorsque le gène malade existe en une seule copie héritée par exemple du père, l'enfant est dit porteur sain ou hétérozygote : il n'a aucun symptôme mais peut transmettre le gène malade à sa descendance. Les garçons sont autant touchés que les filles.


Quels symptômes et quelles conséquences ?


L'anomalie de l'hémoglobine va entraîner plusieurs conséquences :
• Les globules rouges sont fragiles et sont détruits en excès : le taux d'hémoglobine est bas, définissant l'anémie chronique.
Les enfants sont donc anémiques en permanence, mais s'adaptent généralement très correctement. Les seuls signes visibles peuvent être la fatigabilité et une couleur jaune des yeux (car en se cassant les globules rouges libèrent un pigment jaune, la bilirubine).
• Les globules rouges sont rigides : ils vont former des bouchons et obstruer les vaisseaux sanguins. Ces accidents sont appelés « crises vaso-occlusives ». Certains facteurs déclenchants sont parfois identifiés mais pas toujours : le froid, la déshydratation, le stress, l'infection. Certaines mesures préventives diminuent le risque de survenue d' une crise, mais les crises restent imprévisibles. Il existe des localisations préférentielles de ces crises vaso-occlusives :
- Au niveau des vaisseaux des membres et des extrémités (pieds, mains). Leur occlusion est responsable de douleurs parfois sévères ; le membre concerné peut être chaud, gonflé, sa mobilisation peut devenir douloureuse.
- L'occlusion des vaisseaux nourrissant la rate est très précoce. Celle-ci perd sa fonction de défense anti-bactérienne. Les enfants drépanocytaires sont ainsi très vulnérables à certaines infections. Ce risque est maximal chez les enfants âgés de moins de 3 ans, puis diminue mais perdure toute la vie. Les infections les plus fréquentes sont pulmonaires, mais des infections osseuses sont aussi possibles.

La drépanocytose a une sévérité très variable suivant les enfants. Certains enfants font très peu de complications. Une minorité présente des complications fréquentes et graves. La moyenne des enfants est encore hospitalisée environ une semaine par an (pour une crise douloureuse, une infection ou une aggravation de l'anémie).



300 enfants drépanocytaires homozygotes sont nés en 2003 en France, la majorité en région parisienne et aux Antilles.




Traitement

On ne sait pas encore guérir la drépanocytose. On sait très bien en revanche soigner, voire prévenir les symptômes :
- les jeunes enfants reçoivent tous les jours un sirop antibiotique et sont vaccinés contre certains germes auxquels ils sont particulièrement susceptibles comme le pneumocoque.
- La prise quotidienne d'acide folique évite certaines aggravations de l'anémie.
- Les enfants doivent boire régulièrement pour éviter la déshydratation.
- Les enfants doivent éviter l'exposition au froid.
- En cas de douleur, on administre des antalgiques de puissance croissante, y compris à l'école grâce au Projet d'accueil individualisé (PAI).

Certains d'entre eux selon le degré de sévérité de la maladie pourront bénéficier de traitements beaucoup plus lourds (transfusion sanguine, voire greffe de moelle).

Conséquences sur la vie scolaire


L'enfant drépanocytaire doit avoir une scolarité normale.


Quand faire attention ?


L'enfant drépanocytaire mène une vie tout à fait normale. Les situations à risque sont celles susceptibles d'entraîner la survenue de crises vaso-occlusives en cas d'exposition au froid, ou de grande chaleur responsable de déshydratation.
Certains symptômes doivent conduire à une vigilance particulière, ceux-ci étant généralement détaillés dans un Projet d'accueil individualisé (PAI) :
- Une fièvre supérieure à 38° impose une consultation médicale, une fièvre supérieure à 38°5 est une urgence hospitalière.
- En cas de douleur, l'enfant doit pouvoir boire beaucoup d'eau et recevoir un traitement antalgique adéquat défini dans le PAI en attendant la consultation médicale.
- Une grande pâleur est une urgence hospitalière.


[Comment améliorer la vie scolaire des enfants malades ?


Aménagements pratiques :
L'enfant doit être le moins possible exposé au froid. Quand il fait très froid, il vaut mieux qu'il reste en classe à la récréation. Si la piscine a été autorisée par le médecin (toujours demander son avis avant d'emmener un enfant à la piscine), il doit se sécher dès la sortie du bain.
Le sport est généralement autorisé (vérifier auprès du médecin), mais en évitant les efforts violents, l'endurance, la déshydratation. L'altitude au-dessus de 1 500 m est interdite (les séjours au ski sont le plus souvent contre-indiqués).
L'enfant drépanocytaire n'a aucun régime particulier mais doit pouvoir bénéficier de boissons abondantes (avec donc un accès libre aux toilettes).

Aides à la scolarité :
Scolarisation si une période d'hospitalisation s'avère nécessaire :
• À domicile, chercher à assurer un suivi scolaire en faisant parvenir le planning des activités scolaires et les exercices à réaliser. Faire bénéficier l'enfant du dispositif départemental d'assistance pédagogique à domicile : Sapad.
• À l'hôpital ou en établissement sanitaire, une liaison pédagogique est mise en place avec les enseignants exerçant dans les structures.


L'avenir


Les soins préventifs et curatifs (antibiotiques, transfusion sanguines) ont spectaculairement amélioré le pronostic de la drépanocytose.
Dans certaines indications très spécialisées une hospitalisation mensuelle d'une journée pour transfusion sanguine permet de diminuer les complications sévères de la drépanocytose.
De même, la greffe de moelle osseuse réservée aux situations graves permet, au prix d'une thérapeutique lourde, de remplacer les globules rouges malades par ceux d'un donneur sain obligatoirement issu de la fratrie.

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# Posté le mardi 22 janvier 2008 10:06

Modifié le mardi 22 janvier 2008 10:42

LE LOVE

LE LOVE
LOVE c'est lorsque tu donnes sans attendre en retour
LOVE c'est lorsque tu envoie une force au lieu du contraire
LOVE c'est aussi chanter ton amour et rester fidèle à tes paroles
LOVE c'est s'aimer d'abord pour aimer les autres ensuite...

RASTA c'est respecter ce LOVE
TA MISSION est de vivre en te basant sur le LOVE
AVANCER avec la force du LOVE que ton entourage te donnes
LOVER c'est aussi DONNER SA CHANCE A CHACUN

Ta méditation doit partir de ce qui a été dit juste au dessus, surtout quand tu parles de crédibilité FARAÏ.

Ne détourne pas la PAROLE DE NOTRE NATION RASTAFARAÏ à travers des combats dignes d'un RASCLAT.
BABYLONNE A FAIT SA AVANT TOI ET COMMENCE A RECRUTER DANS NOS RANGS...

Bientôt le JUDGMENT, face à JAH TU DEVRAS RÉPONDRE DE TES ACTES et je te rappelle que même les petites choses bien ou mauvais que tu feras aura de l'impact.
Une vieille parole dure sur une s½ur ou un frère et c'est TON LOVE que tu décrédibilises.


Tout sa pour te dire que : BOYCOTTER C PAS LOVE DU TOUT

Tu as beau faire ou dire ce que tu veux JAH EST LOVE et dans son Royaume les soljah qui se sont battu pour ce LOVE.

JE NE PRÉTENDS PAS TAPPRENDRE QUOI QUE CE SOIT JUSTE TE RAPPELER TA MISSION. C'est le LOVE que je te donne.

IMPRESS AFRICA,
une sista qui te donne son LOVE.


GUIDANCE & PROTECTION

ONE LOVE

# Posté le mardi 22 janvier 2008 09:53

LUTTER

Lutter
C'est trouver la force de se lever aller taffer pour des clopinettes
Lutter
C'est se lever un matin et se dire comment la journée va être dure à passer
Lutter
C'est rêver de quitter ce taudis qu'on appelle chambrette
Lutter
C'est gratter à droite à gauche pour te faire un petit pét'

Lutter
C'est croire en des personnes honnêtes et satisfaites
Lutter
C'est prier tous les jours pour que tu puisses t'acheter une baguette
Lutter
C'est galérer dans la vie et s'évader dans l'esprit car ton corps n'est qu'une enveloppe et c'est ton c½ur et ton esprit qui fait un TOUT

LUTTER C'EST PRENDRE CONSCIENCE QUE L'HERBE EST PLUS VERTE AILLEURS !!!!
LUTTER C'EST MENER UN COMBAT CONTRE LE MAL QUI EST SOUVENT SOI-MÊME.
LUTTER C'EST PRENDRE CONCSIENCE DE LA FORCE DE JAH ET SE BATTRE POUR RESTER TOUJOURS DANS SA LUMIÉRE....

ET MA LIBERTÉ CE SONT MES PENSÉES....

ONE PERFECT LOVE

IMPRESS AFRICA
PS : Je suis venu vous dire que L'HERBE EST PLUS VERTE AILLEURS et que nos chaines ont pété et notre conscience reste quand même enfermé. Sa ne sert a rien de lutter chez Babylone. RETOURNONS CHEZ NOUS ET AMENONS AVEC NOUS CEUX DE BONNE VOLONTÉ RECONSTRUIRE LE NOTRE.

RASTAFARAÏ EST VIVANT[/c]
LUTTER

# Posté le mardi 22 janvier 2008 05:30

La mort de Benazir Bhutto

La mort de Benazir Bhutto
LONDRES (Reuters) - L'assassinat de l'opposante Benazir Bhutto jeudi à Rawalpindi plonge le Pakistan dans l'une des plus graves crises de ses soixante années d'existence, soulevant le spectre de troubles et d'une annulation des élections législatives prévues dans moins de deux semaines.
spécialistes s'attendent à ce que le président Pervez Musharraf, qui a renoncé il y a quinze jours à ses fonctions militaires, proclame de nouveau l'état d'urgence et annule, à tout le moins reporte, le scrutin du 8 janvier.

"Il est juste de penser désormais que ces élections ne peuvent pas se dérouler comme prévu", résume Farzana Shaikh, spécialiste du Pakistan à Chatham House, institut londonien d'analyses.

"Le processus électoral a été stoppé net. Je pense que la possibilité est tout à fait réelle maintenant que Musharraf décide que la situation échappe à tout contrôle et qu'il doit de nouveau imposer l'état d'urgence", ajoute-t-elle.

Le Pakistan, principal allié régional des Etats-Unis dans leur lutte contre Al Qaïda et les taliban en Afghanistan voisine, "entre dans l'inconnu", poursuit-elle. Et cet inconnu pourrait déstabiliser la région tout entière.

"Ce n'est pas le première crise à laquelle le Pakistan soit confrontée depuis sa création, en 1947, mais je serais encline à penser que nous assistons à la plus grave convergence de crises."

MULTIPLES PISTES

Benazir Bhutto, qui était âgée de 54 ans, est morte après son transfert dans un hôpital de Rawalpindi. Son tueur ne lui a laissé aucune chance: il a ouvert le feu sur elle, l'atteignant à la tête, avant d'actionner la charge explosive qu'il portait sur lui. Au moins quinze autres personnes ont péri dans l'attentat.

Quelques heures plus tôt, un rassemblement électoral d'un autre opposant, Nawaz Sharif, avait donné lieu à une fusillade dans laquelle trois personnes ont trouvé la mort.

Jeudi soir, nul n'avait revendiqué l'assassinat de Bhutto. Les soupçons se portent sur des extrémistes islamistes - l'ex-Premier ministre disait avoir échappé à des tentatives d'assassinat planifiées par Al Qaïda. Mais d'autres pistes sont avancées par les analystes, dont certains pointent le parti de Musharraf.

"Il sera très difficile d'établir la vérité", prédit M.J. Gohel, directeur de la Fondation Asie-Pacifique, basée à Londres. "Autant que les taliban et des éléments qaedistes, il y a de nombreux autres suspects: il y a des éléments au sein de l'armée et des services du renseignement qui n'ont jamais eu de bonnes relations avec Bhutto (...) Comme chacun sait, elle avait de nombreux ennemis au Pakistan."

"ARMES NUCLÉAIRES ET MISSILES À LONGUE PORTÉE..."

L'équipe de campagne de Bhutto s'était plainte à plusieurs reprises de l'insuffisance du dispositif de sécurité mis en place par les autorités autour de leur chef de file, qui avait échappé de justesse à un attentat le jour même de son retour d'exil. L'attaque avait fait 139 morts.

Farzana Shaikh, de Chatham House, relève que Benazir Bhutto a été assassinée à Rawalpindi, très loin de la province de la Frontière du Nord-Ouest où opèrent habituellement les islamistes armés.

"Cela va faire craindre qu'il y a eu à un niveau élevé une forme de négligence qui a permis cette attaque. Et ces genres d'événements vont soulever de très sérieuses interrogations sur une forme de connivence au sein des autorités", dit-elle.

Pour M.J. Gohel, de la Fondation Asie-Pacifique, "les implications sont énormes" et dépassent les frontières du Pakistan.

"Si les élections n'ont pas lieu, nous nous dirigerons vers un vide du pouvoir et les islamistes radicaux pourraient vraiment commencer à occuper ce vide et opérer depuis cette base. Le Pakistan est un pays qui abrite déjà A Qaïda et les taliban, c'est également une puissance dotée d'armes nucléaires et de missiles à longue portée..."

Version française Henri-Pierre André


# Posté le vendredi 28 décembre 2007 08:07